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Election présidentielle

Lundi 7 mai 2007
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Nicolas Sarkozy élu hier avec 18 983 408 (53,06% des voix) devient donc le sixième Président de la Ve République.
Comme il l’a dit lui-même lors de son allocution, il est désormais le Président de tous les français, et non plus l’homme d’un quelconque parti.
Il est, dès lors qu’il en a reçu mandat par le Peuple, l’incarnation de la France tout entière, et comme disait le Général De Gaulle : « C’est pas la Gauche la France ! C’est pas la Droite la France ! ».
A ce titre, la France ne lui laisse pas un chèque en blanc, et le nouveau locataire de l’Elysée devra aussi compter avec les électeurs qui n’ont pas voté pour lui, avec ceux qui se sont abstenus, mais aussi avec ceux qui ont voté pour lui par défaut, en y voyant un moindre mal…eux-aussi sont la France.
La France ne se divise pas...elle est éternelle : c’est celle qui va de Clovis à aujourd’hui, en passant par la grandeur de ses rois, l’horreur de ses révolutions, la gloire de l’Empire et les douleurs des guerres modernes.
La France ça n’est pas un quelconque vassal des Etats-Unis, mais c’est la nation qui a façonné le monde de son esprit humaniste, la France ça n’est pas une obscure province de l’union européenne, mais c’est la nation qui de Saint Louis à Louis XIV fut l’arbitre de l’Europe, la France ça n’est pas 60 000 000 d’individus, mais c’est 1500 ans d’Histoire et des millions d’hommes et de femmes qui ont façonné le rêve français dans la sueur et parfois dans le sang !
Voilà pourquoi je dis « Bon courage Monsieur le Président, car vous en aurez besoin pour être à la hauteur de ce qu’est la France, et pour lui être fidèle ! »
Par PSEUDO
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Jeudi 3 mai 2007
Un débat pour ne pas perdre.
 
Le débat de l’entre deux tours, dont les français avaient été privés lamentablement en 2002, est l’évènement le plus médiatique du deuxième tour, mais également l’évènement qui ne change rien à la donne électoral. En effet, aucuns candidats n’espèrent remporter le débat, l’unique souci est de ne pas perdre et de se conférer un caractère présidentiable. Les experts estiment qu’au maximum le débat modifie le score du 6 mai de 1 point. Ce point peut renverser la balance dans un choc à 50-50. Mais les rapports de force actuels montrent que Sarkozy est confortablement installé en tête.
 
Le calme contre la tempête.
 
L’avance de Sarkozy lui a permis d’arriver serein dans le débat. Il s’est contenté d’une stratégie de contre-attaque. Il a préféré le match nul à la victoire écrasante qu’il aurait obtenu sans le moindre souci. Mais la Ségo a joué l’offensive. S’exposant à la contre-attaque, elle a su se découvrir, la hargne aux lèvres, la pudeur au vestiaire. Résultat elle n’a pas perdu.
 
Elans lyriques, réponses pathétiques d--bat.jpg .
 
Sous forme d’imbroglio nucléaire et de compassionnel social, les débateurs, candidats du vide, s’assènent dans un duel sans merci des leçons de moralité politique sur le sort de la planète, des femmes battues et des handicapés. Questions très nobles, mais qui n’ont pas leur place dans un débat sur la fonction présidentielle. Tenant un discours de Premier Ministre, ceux-ci pipent à nouveau les dés des législatives, confondant le rôle du Président et celui du gouvernement. Un cours de droit constitutionnel ne ferait sans doute de mal à aucun des deux protagonistes.
Cours qu’ils ont oublié de suivre dans leur jeunesse. L’une répondant à une question précise, par des considérations transversales, l’autre se jouant de bons mots en guise de réponse.
 
Démocratie, pourquoi m’abandonnes-tu ?
 
La France attendait un vrai débat, l’hystérique a faussé la donne, le démago versatile a pourri le match. La presse se gargarisait de ce face-à-face, « point d’orgue » de la campagne. Malheureusement je n’ai vu que stratégie politique, manœuvre politicienne, démagogie à outrance. Entre une femme qui se veut la présidente des discussions des partenaires sociaux et un homme prêt à tout dire pour assouvir son ambition, le choix du 6 mai s’avère plus que Cornélien, il est dantesque.
Par JOHN DEUF
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Jeudi 26 avril 2007
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L’UMP pris au piège.
 
L’UMP misait sur son alliance naturelle avec l’UDF pour parvenir à remporter l’élection présidentielle. S’appuyant sur le Front National, l’élection semblait bouclée d’avance. Or victime du « tout sauf Sarkozy » qui assure à Ségolène Royal au moins la moitié de l’électorat centriste, et du score piteux de la droite nationale, le candidat de l’UMP ne dispose pas d’une marge suffisante pour entrer serein dans l’arène du second tour. Prisonnier de son discours profondément ancré à droite, le revirement politique s’avère compliqué. En effet, l’affirmation de sa thématique de l’identité nationale et du ministère de l’immigration lui ont permis de saccager l’électorat nationaliste qui ne dispose plus de réserve assurant les 50% nécessaires à la victoire du 6 mai.
Alors Sarkozy courtise le centre, les anciens UDF ralliés à lui comme Raffarin ou de Robien servent d’aspirateur à centriste. Ils créent leur site « le débat UDF-UMP ». Mais récupérer d’un côté ce qu’il risque de perdre de l’autre est un jeu dangereux, et le petit nicolas est plus près du coin que l’on ne croit.
 
Le PS, au centre toute.
 
Ségolène Royal a choisi sa stratégie. La « gauche de la gauche » lui est acquise, elle fonce sur le centre. A l’aide des DSK, Delors et autres centrophiles, elles courtisent un électorat qui ne demande qu’à lui être acquis. Malgré le refus actuel de Bayrou de donner une consigne de vote et sa volonté de créer un nouveau parti, le Parti Démocrate, Bayrou recueille sans broncher les mains tendues de Royal et accepte le débat télévisé avec elle samedi prochain.
Royal s’accapare l’électorat centriste sans prêter attention aux gesticulations sarkozystes. Et la candidate profite également de l’apparition d’un Romano Prodi, ami de Bayrou, soutien de Royal, qui se veut le catalyseur d’une union centre-gauche à l’image de l’Allemagne ou de l’Italie.  
 
La France présidente.
 
Les rapports de force s’inversent. Royal est plus proche de l’Elysée que ne l’est Sarkozy. La bataille du centre est en passe d’être remportée par la socialiste. Mais c’est sans compter le débat Sarko-Royal du 2 mai qui pourrait, sans le moindre problème, relancer la dynamique Sarkozy.
Par JOHN DEUF
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