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Lundi 2 juillet 2007
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Le prochain Motu Proprio de Benoît XVI fait polémique et il suffit de voir pour s’en rendre compte les passes d’armes récentes entre « pro » et « anti » messe en latin…
Cependant il semble que le problème soulevé ne soit pas le bon. En effet, tout le monde se focalise sur un retour du latin et du chant grégorien, néfaste pour certains, bénéfique pour d’autres qui invoquent un retour à une certaine «atmosphère» de recueillement, de sacré dans le déroulement de la liturgie, ou encore un renouvellement du répertoire musical qui, de Brel à Bob Marley, commençait à devenir monotone …
Mais l’enjeu de la messe tridentine est bien plus important qu’un attachement nostalgique à une langue et à une forme liturgique : le problème porte en fait sur des principes intangibles, des vérités de foi, qui s’exprimaient jusqu’au Concile Vatican II dans la liturgie et qui ne se retrouvent plus dans la liturgie post-conciliaire…peu importe ensuite que la messe soit en latin, en français ou en basque (Mgr Lefebvre lui-même, fondateur de la FSSPX, n’était pas a-priori opposé à l’introduction du vernaculaire !).
Parmi ces points fondamentaux, il convient par exemple de considérer la nature de l’Action Eucharistique, qui d’un rite à l’autre change radicalement, car c’est là l’un des problèmes essentiels posés par la liturgie conciliaire.

Quelques rappels essentiels: Catéchisme du Concile de Trente : « Le Sacrifice qui s’accomplit à la Messe, et celui qui fut offert sur la Croix ne sont […] qu’un seul et même Sacrifice » ; « L’auguste Sacrifice de la Messe n’est pas seulement […] un simple mémorial de celui qui a été offert sur la Croix, mais encore un vrai Sacrifice de propitiation pour apaiser Dieu et nous le rendre favorable ».
Ainsi ce qui est en jeu, entre autre, c’est l’aspect sacrificiel de la Messe et la Présence Réelle de Notre Seigneur sous les apparences du pain et du vin.
Omniprésente dans la messe dite « de Saint Pie V », cette vérité de foi est dangereusement atténuée voire occultée, dans la nouvelle liturgie (notamment par le passage au mode narratif lors des paroles de la consécration : cf. « Bref examen critique du NOM » des Cardinaux Ottaviani et Bacci), tendant à rapprocher bien souvent ces célébrations des services protestants.

Le Concile Vatican II a, c’est un fait, révolutionné la Célébration Eucharistique en la protestantisant (il y eut d’ailleurs de nombreux pasteurs protestants qui participèrent activement au Concile), ce qui fit dire avec justesse en 1967 à l’une des grandes figures conciliaires, Annibale Bugnini : « L’image de la liturgie donnée par le Concile est totalement différente de ce qu’elle était auparavant ».
La polémique semble donc bien creuse quand on s’étripe sur la forme alors même que le problème est au fond, à l’essence même de la liturgie et non à l’apparence qu’elle peut prendre.

Ce n’est donc pas une question d’ «atmosphère», de «sensibilité» ou de « nostalgie », mais de retrouver une messe authentiquement Catholique, qui soit l’expression universelle des dogmes de notre foi…partant de là, peu importe qu’elle soit en latin ou non !

Par PSEUDO - Publié dans : Catholique
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